Le défi du présent, jour 12 : “Dissiper le corps de souffrance” – Journal

SPIRITUALITE


Cet article fait partie du journal que je tiens de mon défi du présent: 10 semaines pour lire, intégrer et mettre en pratique dans mon quotidien les enseignements de “Le pouvoir du moment présent” d’Eckhart Tolle.

Retrouvez les autres entrées de ce journal.

Mon objectif du jour

Les pratiques des jours précédents ont pour but d’éviter de créer de la souffrance au présent. Mais il faut aussi s’intéresser à la souffrance passé, qui laisse en nous des résidus que Tolle appelle le corps de souffrance.

Ce corps de souffrance peut être soit à l’état latent, soit à l’état actif. Certaines situations servent d’élément déclencheur qui viennent réveiller le corps de souffrance et le font passer d’un état à l’autre. Ce sera en particulier le cas de situations qui font “écho à un scénario douloureux [du] passé.

Tolle invite à dissiper le corps de souffrance, en procédant de la manière suivante:

  1. Rester vigilant et surveiller son corps afin de pouvoir identifier immédiatement tout signe annonçant le réveil du corps de souffrance, “celui-ci pouvant se manifester sous forme d’irritation, d’impatience, d’humeur sombre, d’un désir de blesser, de colère“.
  2. Dès que je perçois un de ces signes, commencer par reconnaître qu’il s’agit de mon corps de souffrance qui se réveille.
  3. Ne pas essayer de lutter contre lui.
  4. Au contraire, accepter sa présence et concentrer toute mon attention sur lui. Observer et ressentir le sentiment et l’émotion par lesquels il se manifeste, mais sans y penser, sans les juger, les analyser, sans m’y identifier.
  5. Cette observation permet de prendre conscience de moi en tant qu’observateur du corps de souffrance et partant de m’en désidentifier.
  6. Faute d’identification, le corps de souffrance ne peut plus amener mes pensées et mon comportement à lui fournir la souffrance dont il a besoin pour survivre. Il se dissipe peu à peu.
dissiper le corps de souffrance

Voilà mon programme pour aujourd’hui: être à l’affût du réveil de mon corps de souffrance et lui accorder toute mon attention.

Mes observations

Je trouve que l’observation du corps de souffrance n’est pas facile. J’ai l’impression que ma tendance habituelle me porte plutôt à suive l’un des deux scénarios suivants:

  1. Je suis conscient que mon corps de souffrance s’est réveillé et qu’il me faut maintenant être présent, l’observer. Mais je n’y parviens pas. Je reste ainsi identifié à lui et continue à l’alimenter.
  2. J’évite les situations qui pourraient réveiller le corps de souffrance. Je me prive ainsi de la possibilité d’observer le corps de souffrance et de le dissiper.

Si je veux pouvoir dissiper le corps de souffrance, c’est une troisième voie que je semble devoir emprunter: accepter de me confronter au réveil du corps de souffrance (et donc aux situations qui le déclenchent) mais réussir à rester alors suffisamment présent pour l’observer et empêcher l’identification.

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