Le défi du présent, jour 16 : “Sortir de la dimension temporelle (bis)” – Journal

SPIRITUALITE


Cet article fait partie du journal que je tiens de mon défi du présent: 10 semaines pour lire, intégrer et mettre en pratique dans mon quotidien les enseignements de “Le pouvoir du moment présent” d’Eckhart Tolle.

Retrouvez les autres entrées de cette troisième semaine du défi ainsi que le journal des autres semaines.

Mon objectif du jour

Comme hier je n’ai pas réussi à garder mon objectif à l’esprit autant que je l’aurais souhaité, je décide de poursuivre aujourd’hui dans la pratique de sortir de la dimension temporelle. Je relis ce qu’écrit Tolle à ce sujet.

observer la tendance du mental à fuir le présent

La fuite du présent est souvent la réaction du mental à une situation extérieure déterminée. Tolle conseille “[d’accorder] au moins autant d’attention à vos réactions qu’à la situation ou à la personne qui vous fait réagir.” Ma réaction peut être faite de pensées, d’émotions. Accorder de l’attention à ma réaction signifie ainsi observer ces pensée, ressentir ces émotions, mais sans en faire un problème.

Certaines situations sont particulièrement propices à nous projeter dans le passé ou le futur. Ce sont en particulier celles où:

  • l’image de soi est menacée“;
  • un défi se présente dans [ma] vie et suscite de la peur“;
  • les choses vont mal”;
  • un noeud émotionnel du passé refait surface“.

Comme le risque d’inconscience est particulièrement grand dans ces situations, la présence qui observe la fuite du présent doit s’y faire d’autant plus intense.

Mes observations

Au début de ma mise en pratique, je me dis que, lorsque je me rends compte que mes pensées ont fui inconsciemment vers le passé ou le futur, je dois procéder en deux temps:

  1. D’abord, observer cette fuite du présent. Porter mon attention sur elle, la rendre consciente.
  2. Puis, ramener mon attention sur le présent.

Mais peu à peu, je me rends compte que les choses sont plus simples: dès le moment où je commence à observer ma fuite du présent (1), j’ai en fait déjà, de ce simple fait, ramené mon attention sur le présent (2). Car je me retrouve en effet en train d’observer les pensées que je suis en train d’avoir en ce moment, en train d’observer la réalité – intérieure – du présent. Même si mes pensées ont le passé ou le futur pour objet, ma conscience qui observe ces pensées, elle, est au présent. A l’inverse, aussi longtemps que ma fuite du présent reste inconsciente, c’est-à-dire aussi longtemps que je n’ai pas une partie de mon attention qui l’observe depuis le présent, je suis coupé de tout contact avec le présent.

Je comprends mieux ce que veux dire Tolle lorsqu’il écrit: “Dès l’instant où vous prenez conscience que vous n’êtes plus présent, vous l’êtes. Chaque fois que vous pouvez observer votre mental, vous n’êtes plus pris à son piège.

J’ai envie de le reformuler ainsi: être présent et être au présent sont les deux faces d’une même pièce. Trouver l’un, c’est trouver l’autre:

  • Plus je deviens présent, plus je reviens au présent. Devenir présent, c’est augmenter mon attention, ma conscience, me faire l’observateur, le témoin. Et cette attention porte toujours sur ce qui se passe au présent. La présence m’ancre donc dans le présent.
  • Plus je reviens au présent, plus je deviens présent. Revenir au présent c’est ne pas fuir vers le passé ou le futur mais se relier au présent. Et se relier avec le présent implique nécessairement une plus grande conscience de celui-ci-ci. Le présent intensifie donc ma présence.

Je tente de dessiner ces deux mouvements parallèles. Comme la semaine dernière, l’image d’une balançoire à bascule et de son mouvement me vient à l’esprit.

balançoire à bascule
Cette fois-ci, cette image m’inspire le dessin suivant.
temps et présence
  • La partie au dessus de l’axe horizontal concerne le temps: au milieu, le présent; à gauche, le passé; à droite le futur.
  • La partie au-dessous de l’axe horizontal concerne ma présence.
  • Sur l’axe horizontal pivotent deux balançoires à bascule. Plus leurs extrémités se rapprochent l’une de l’autre au-dessus de l’axe, plus elles s’éloignent l’une de l’autre au-dessous, et inversement.

La position des balançoires détermine, au-dessus de l’axe, l’étendue du temps dans lequel j’évolue, et dans la partie inférieure, l’intensité de ma présence. En fonction du mouvement des balançoires, l’étendue du temps et l’intensité de ma présence varient, entre les deux extrêmes suivantes:

présent fin présence large
  • Les balançoires se touchent au-dessus de l’axe (et sont aussi éloignées que possibles au-dessous de celui-ci): je me trouve dans un temps extrêmement fin, qui se limite au présent, fin comme une lame de rasoir. A l’inverse, ma présence est elle extrêmement large et profonde. C’est la situation souhaitable, où lorsqu’on est sorti de la dimension temporelle.
temps large présence fine
  • Les balançoires sont aussi éloignées que possibles au-dessus de l’axe (et se touchent au-dessous de celui-ci): je me trouve dans un temps extrêmement large, qui englobe passé et futur. De manière correspondante, ma présence est elle extrêmement étroite et peu profonde. C’est la situation peu souhaitable d’identification au mental.

La conclusion pratique que je tire de tout cela ? Pour sortir de l’identification au mental, je peux avancer concrètement par deux chemins, en fonction de celui qui me paraît le plus accessible selon mes dispositions du moment. Je peux actionner les balançoires soit en haut, soit en bas. M’attacher soit à raccourcir le temps dans lequel j’évolue, soit à élargir ma présence. Les deux chemins me mèneront à la même destination.

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