Le défi du présent, jour 20 : “Plonger dans le présent en utilisant pleinement ses sens” – Journal

SPIRITUALITE


Cet article fait partie du journal que je tiens de mon défi du présent: 10 semaines pour lire, intégrer et mettre en pratique dans mon quotidien les enseignements de “Le pouvoir du moment présent” d’Eckhart Tolle.

Retrouvez les autres entrées de cette troisième semaine du défi ainsi que le journal des autres semaines.

Mon objectif du jour

Je poursuis ma plongée dans le présent. Après la respiration hier, j’aimerais explorer aujourd’hui une autre voie d’accès que mentionne Tolle: “utilisez pleinement vos sens“, en particulier:

  • la vue: “Regardez autour de vous. Voyez la lumière, les formes, les couleurs, les textures. Soyez conscient de la présence silencieuse de chaque objet, de l’espace qui permet à chaque chose d’être.
  • l’ouïe: “Ecoutez les bruits sans les juger. Entendez le silence qui les anime.
  • le toucher: “Touchez quelque chose, n’importe quoi, et sentez et reconnaissez son essence.

Se connecter à ses sens pour être véritablement là où on est. Et comme pour la respiration, cette connexion, cette observation inclut l’acceptation: “laissez chaque chose être, au-dedans comme au-dehors.

Cette pratique reprend et approfondit ainsi celle du jour 2.

utiliser ses sens pour plonger dans le moment présent

Mes observations

Par rapport à ma première expérience lors du jour 2, je remarque des progrès:

  • Même si j’ai encore de la peine à me souvenir de mon objectif aussi souvent que je le souhaiterais, cette fois-ci j’arrive à ressentir, par moments en tout cas, cette paix intérieure que Tolle mentionne comme le “critère certain [qui] vous permet d’évaluer si vous réussissez ou non dans cette entreprise.“
  • Lors de cette précédente journée, j’avais constaté des tensions vocales, symptôme typique de stress chez moi. Il n’y en a pas aujourd’hui. Plus précisément je réussis à les éviter: à certains moments, je sens qu’elles menacent, mais je m’attache alors à augmenter ma présence, mon acceptation, et les premiers signes de tension disparaissent.
  • La première fois, j’avais constaté, lors de discussions, ma tendance à ne pas écouter totalement mon interlocuteur, mais à être focalisé sur ce que je veux lui dire, et à lui couper la parole pour pouvoir le dire. Entretemps, j’ai appris que le besoin d’avoir raison est une attitude défensive de l’ego en réponse à la peur de son anéantissement. Aujourd’hui, j’essaie à certaines occasions d’écouter mon interlocuteur non pas avec mon mental, mais avec mes sens. J’écoute simplement le son des mots qu’il dit, plutôt que leur sens. Je regarde son visage. Je sens le sol sous mes pieds, la table sous mes mains.

Cela me fait penser aux paroles de la chanson que le philosophe portugais José Bragança de Miranda avait écrit pour le spectacle Concours européen de la chanson philosophique, dont je m’étais occupé de la production.

Dans sa Canção dos intelectuais (Chanson des intellectuels), je lis plusieurs références aux sens et à une forme de pensée qui ne naît pas du mental, mais d’une certaine corporalité:

Tout pense

La montagne pense

Avec les arbres, les fleuves, les loups

L’abeille dans la ruche

Elle aussi, pense

L’araignée qui tisse sa toile

Elle aussi, pense

(…)

Tout est moindre

J’écris avec le corps

Égal à tous

(…)

La pensée se fait dans le rapport avec la terre

Creusant en elle des méandres

Rien n’est assuré dans la pensée

La fin de la philosophie

Extraits de “Chanson des intellectuels” de José Bragança de Miranda, traduits par Maria Teresa Cruz. Texte publié chez art&fiction.

Et pour penser avec tout votre corps, vous pouvez écouter ici cette chanson:

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