Le défi du présent, jour 21 : “Quel est mon problème ?” – Journal

SPIRITUALITE


Cet article fait partie du journal que je tiens de mon défi du présent: 10 semaines pour lire, intégrer et mettre en pratique dans mon quotidien les enseignements de “Le pouvoir du moment présent” d’Eckhart Tolle.

Retrouvez les autres entrées de cette troisième semaine du défi ainsi que le journal des autres semaines.

Mon objectif du jour

En sortant du temps psychologique (cf. jour 15, jour 16, jour 17 et jour 18) et en plongeant davantage dans le présent (cf. jour 19 et jour 20), on accède à une autre dimension: on passe de la dimension temporelle à la dimension intemporelle; des conditions de vie à la vie; du mental à l’être.

du temps au présent, du mental à l'être, des conditions de vie à la vie

Dans cette dimension intemporelle, beaucoup de choses changent. Une de ces transformations concerne nos problèmes. Tolle écrit que, dans le présent, il est impossible d’avoir un problème.

Qu’est-ce qu’un problème ? Pour Tolle, “avoir un problème veut dire que vous vous appesantissez mentalement sur une situation sans qu’il y a ait une véritable intention ou possibilité de passer immédiatement à l’action et que vous l’assimilez au sens que vous avez de votre identité personnelle.

Les problèmes sont une fiction du mental et ils ont besoin du temps pour se perpétuer.” Ils ne peuvent ansi exister dans la dimension intemporelle, dont mental et temps sont absents.

Dans la réalité du présent, tout ce qui existe ce sont des situations. Des situations qui doivent

  • soit être solutionnées maintenant
  • soit être acceptées telles qu’elles sont pour le moment (le cas échéant jusqu’à ce qu’elles se modifient ou qu’on puisse s’en occuper)

Nul besoin en revanche d’en faire un problème.

les problèmes disparaissent

Comment faire pour ne plus créer de problèmes, et donc de souffrance ? Il suffit d’en faire le choix, d’en prendre la décision. Il suffit d’être présent.

Tolle inviter à se poser la question suivante: “Est-ce que j’ai un problème maintenant ? Pas demain ni dans dix minutes mais maintenant“.

Si je suis véritablement présent, je ne peux qu’y répondre par la négative.

Mes observations

Régulièrement, au cours de ma journée, je me pose la question proposée par Tolle:

Est-ce que j’ai un problème maintenant ?

Ou:

Quel est mon problème maintenant ?

Ou encore cette variante, que Tolle attribue au maître zen Rinzai:

En ce moment, que manque-t-il ?

Je me sers de la question à la fois comme d’un test pour vérifier ma présence et comme d’une invitation à approfondir celle-ci:

  • Si je peux répondre à la question en nommant un problème ou un manque, cela signifie dire que je suis prisonnier du temps psychologique et du mental.
l'ego est prisonnier du temps
  • J’essaie alors de voir si j’arrive à sortir un peu plus du temps, à plonger un peu plus dans le présent. Et de voir ce qu’il advient du problème, du manque.

J’essaie en particulier de me poser cette question lorsque je sens en moi une urgence à devoir faire quelque chose. Prendre le temps de m’arrêter et de me demander quel est mon problème en ce moment me permet de dissiper la brume mentale et d’y voir plus clair:

  • Oui, il y a bien là une situation dont je dois ou veux m’occuper maintenant. Mais ce n’est pas un problème. Si quelque chose m’empêche finalement de m’en occuper, je l’accepte. Ce n’est pas un problème. Si le résultat n’est finalement pas celui que j’espérais, je l’accepte. Ce n’est pas non plus un problème.
  • Oui, il y a bien là une situation dont il faudra que je m’occupe, mais je ne peux pas ou ne veux pas le faire maintenant. J’accepte mon inaction. Ce n’est pas un problème.

Plutôt que des problèmes, Telle propose de voir des situations qu’il faut soit régler maintenant soit accepter pour le moment.

Cela me fait penser à la méthode “Getting things done” (GTD) présentée par David Allen dans “S’organiser pour réussir“. Dans ce best-seller sur la productivité, David Allen propose un système pour gérer efficacement et sans stress toutes nos tâches à effectuer (qu’il appelle nos engagements).

S'organiser pour réussir David Allen

En résumé, la méthode GTD consiste essentiellement à:

  1. Lister tous ses engagements dans un système externe – une feuille de papier, une application électronique, … – afin de libérer son esprit du rôle de les stocker.
  2. Déterminer aussitôt, pour chacun de ces engagements, si une action est nécessaire ou pas.
  3. Si une action est nécessaire, déterminer aussitôt quelle est la première action à effectuer.
  4. Si cette première action prend moins de deux minutes, l’effectuer immédiatement.
  5. Si cette première action prend plus de deux minutes, l’inscrire sur une liste d’actions à effectuer plus tard.

Aussi bien Allen que Tolle proposent une solution pour éviter de nous appesantir mentalement sur des situations ou des engagements, et les transformer en problèmes. Tous deux invitent pour ce faire, à porter son attention uniquement sur ce qui peut, ce qui doit être fait maintenant: agir, planifier son action future ou ne rien faire.

Vous entretenez mentalement le fardeau malsain de la centaine de choses que vous ferez peut-être ou pas dans le futur au lieu de fixer votre attention sur “la” chose que vous pouvez faire maintenant.

C’est Tolle qui écrit cette phrase. Mais j’ai l’impression qu’elle pourrait tout à fait apparaître également sous la plume de David Allen.

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