Le défi du présent, jour 21bis : “La légèreté de l’être” – Journal

SPIRITUALITE


Cet article fait partie du journal que je tiens de mon défi du présent: 10 semaines pour lire, intégrer et mettre en pratique dans mon quotidien les enseignements de “Le pouvoir du moment présent” d’Eckhart Tolle.

Retrouvez les autres entrées de cette troisième semaine du défi ainsi que le journal des autres semaines.

Mon objectif du jour

En toute logique, cette journée devrait être la 22ème de mon défi et donc le premier jour de la troisième semaine. Mais comme il reste encore dans ce deuxième chapitre quelques pistes que j’ai envie d’explorer, je décide de prolonger un peu cette deuxième semaine. Après tout, le temps n’est-il pas une illusion ?

A part l’absence de problèmes, une autre caractéristique de la dimension intemporelle est la joie: tout ce qu’on y entreprend est imprégné de joie, d’aisance, de légèreté, de facilité.

Si, au contraire, la vie est ressentie “comme un fardeau ou un combat“, “c’est que le temps à pris le dessus, que le moment présent est passé à l’arrière-plan“.

la légèreté de l'être

Comment retrouver alors la joie ? Il n’est souvent pas nécessaire de changer ce que l’on fait. Il suffit seulement de changer la manière de faire ce que l’on fait, en devenant présent. En détachant son attention du résultat futur pour la consacrer pleinement à l’acte qu’on est en train d’accomplir, comme j’ai plus le pratiquer au jour 17.

se détacher du résultat de l'action

Comme hier, je vais utiliser aujourd’hui une question comme un test de ma présence et une invitation à la présence.

Aujourd’hui, cette question sera: “Y a-t-il de la joie, de l’aisance et de la légèreté dans ce que je suis en train d’entreprendre ?

Mes observations

Cette question se révèle assez puissante pour moi. A plusieurs reprises, elle me rappelle de consacrer mon attention à mon action présente. Je constate alors une joie et une facilité à accomplir certaines actions qui ne m’en procurent habituellement pas.

Habituellement, c’est en effet plutôt du résultat de mes actions dont j’attends et tire de la joie. Mais est-ce vraiment de la joie ? Si je le compare avec ce que j’ai pu éprouver aujourd’hui, j’ai l’impression que le sentiment est différent. Je dirais qu’il s’agit plutôt d’une satisfaction. Une satisfaction qui est plus aléatoire que la joie de l’action, puisqu’elle nécessite que le résultat que espéré se produise, ce qui est souvent hors de mon pouvoir. Une satisfaction qui est aussi beaucoup plus brève que la joie de l’action, puisqu’elle ne se produit pas avant que le résultat ne soit atteint. Ni après: elle a en effet tôt fait d’être remplacée par un sentiment de vide. La réapparition du vide qu’elle n’a su que momentanément combler ?

A l’inverse, la joie de l’action semble beaucoup plus profonde: elle ne dépend que de ma présence et est disponible à tout instant.

Dans le cadre de mon activité de lecteur pour la Bibliothèque sonore romande, j’anime aujourd’hui un juke-box littéraire dans le cadre de la manifestation Livre sur les quais à Morges. Le principe est le suivant: les visiteurs sont invités à choisir un extrait de texte littéraire parmi une sélection. Je m’assieds ensuite avec la personne sur un banc et lui lis l’extrait qu’elle a choisi.

Je prends ces lectures comme autant d’occasion de mettre en pratique mon objectif du jour: à chaque instant, j’essaie de mettre mon attention sur le mot que je suis en train de lire à cet instant précis. Pas sur le sens général de la phrase, du texte. Pas sur le sentiment que j’ai envie de susciter chez mon auditeur. Juste sur le mot. Lui reconnaître et lui donner toute son importance.

Et la lecture s’écoule dans la joie et dans la facilité.

juke box littéraire à livre sur les quais

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