Le défi du présent, jour 21ter : “Un nouveau rapport aux objectifs” – Journal

SPIRITUALITE


Cet article fait partie du journal que je tiens de mon défi du présent: 10 semaines pour lire, intégrer et mettre en pratique dans mon quotidien les enseignements de “Le pouvoir du moment présent” d’Eckhart Tolle.

Retrouvez les autres entrées de cette troisième semaine du défi ainsi que le journal des autres semaines.

Mon objectif du jour

Une dernière extension temporelle à cette troisième semaine… pour explorer une troisième caractéristique de la dimension temporelle. Elles concerne les objectifs que l’on se fixe. Ce qu’écrit Tolle à ce sujet m’intéresse beaucoup. Il m’arrive en effet souvent de me fixer des objectifs. Dans le cadre de ce défi, je le fais d’ailleurs chaque jour. Ce défi est lui-même aussi un objectif.

Se fixer un objectif à atteindre dans le futur implique de recourir au temps. Est-ce incompatible avec la dimension intemporelle ? Tolle répond par la négative: il reste bien sûr possible de se fixer des objectifs et de chercher à les atteindre. En revanche, le rapport que l’on entretient alors avec ces objectifs est alors très différent de ce qu’il est dans la dimension temporelle.

Au jour 11, j’ai vu que l”identification au mental se caractérisait par un sentiment d’incomplétude. Afin d’essayer de combler ce vide, nous aspirons à atteindre des choses auxquelles notre ego s’identifie – par exemple “l’argent, le succès, le pouvoir“, “les biens matériels, le statut social, la reconnaissance sociale, les connaissances et l’éducation, l’apparence physique, les aptitudes particulières, les relations“.

reconnaître que je ne suis aucun des objets extérieurs auxquels mon mental s'identifie

Dans cette démarche, il arrive souvent que nous nous donnions des objectifs à atteindre. Atteindre ces objectifs nous est alors essentiel, puisque notre bonheur et notre identité en dépendent. L’échec nous fait peur: “il représente la perte du moi“.

Ce rapport à l’objectif a des conséquences sur les actions que nous entreprenons pour l’atteindre:

  • la peur de l’échec peut avoir pour effet de nous figer: par peur d’échouer, nous n’osons pas agir;
  • elle peut avoir effet inverse, nous conduisant à poursuivre notre objectif avec un “inflexible acharnement“;
  • dans tous les cas, notre attention est focalisée sur le futur – le résultat que nous cherchons, l’objectif que nous voulons atteindre – plutôt que sur le présent – l’acte que nous posons en ce moment. Nous privons nos gestes du soin et de la qualité qui seraient les leurs s’ils naissaient de notre conscience du moment présent (cf. jour 17). Plutôt que d’être des réponses intuitives et créatives à la situation que nous rencontrons, nos gestes sont des réactions conditionnées par le mental. Plutôt que de couler dans l’aisance et la facilité, nos efforts se transforment en combats (cf. jour 21bis).
se détacher du résultat de l'action

la légèreté de l'être

Dans la dimension intemporelle, le sentiment d’incomplétude n’est plus là. Au niveau plus profond de l’être, nous sommes et nous sentons entiers. Nous pouvons nous fixer objectifs matériels mais notre identité et notre identité ne dépendent plus de leur réalisation. Nous n’avons plus besoin de les atteindre. Nous n’avons pas non plus peur d’échouer. Libérés de la peur et du futur, nos actes deviennent plus faciles et plus efficaces.

On retrouve ainsi le paradoxe rencontré au jour 17: il semble que c’est lorsque nous n’éprouvons pas le besoin de les atteindre que nous avons le plus de chance de les atteindre !

Tolle a une phrase magnifique pour décrire ce rapport aux objectifs dans la dimension de l’Être: “Tout est honoré mais rien n’a d’importance.

un nouveau rapport aux objectifs

Mes observations

Comme au jour 21 et au jour 21bis, j’essaie de mettre en pratique l’objectif du jour par le biais de questions, afin de m’inviter à l’observation et à la prise de conscience. Aujourd’hui, les questions que je me pose, lorsque je suis en train de faire quelque chose, sont les suivantes:

  • Est-ce que j’attends une satisfaction du résultat de mon action ?
  • Est-ce que j’ai besoin du succès de mon action ?
  • Ai-je peur que mon action échoue ?
  • Est-ce que je remarque un acharnement dans la manière dont je poursuis mon but ?

En jouant avec ces questions, je constate également un lien étroit entre trois pratiques de cette semaine:

  1. l’attention portée à l’action plutôt qu’à son résultat du jour 17;
  2. la légèreté de l’être du jour 21bis;
  3. ce nouveau rapport aux objectifs d’aujourd’hui.

J’ai l’impression que ces trois pratiques se complètent et se renforcent:

  • Plus je dirige mon attention sur l’action plutôt que sur son résultat espéré, c’est-à-dire mon objectif, plus j’éprouve de la joie.
  • Plus j’éprouve de la joie du simple fait de la manière dont j’effectue mon action, quelle qu’elle soit, moins je ressens d’insatisfaction et donc d’attente de voir celle-ci comblée par la réalisation future de mon objectif.
  • Moins j’ai d’attente envers le réalisation de mon objectif et le résultat de mon action, plus je suis enclin à en détacher mon attention.

Un cercle vertueux en somme !

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