Le défi du présent, jour 23 : “Aversion, ressentiment et résistance” – Journal

SPIRITUALITE


Cet article fait partie du journal que je tiens de mon défi du présent: 10 semaines pour lire, intégrer et mettre en pratique dans mon quotidien les enseignements de “Le pouvoir du moment présent” d’Eckhart Tolle.

Retrouvez les autres entrées de cette quatrième semaine du défi ainsi que le journal des autres semaines.

Mon objectif du jour

Le quatrième chapitre du livre s’intitule “les stratégies du mental pour éviter le moment présent“. Tolle y présente en effet quelques mécanismes mentaux qui sont autant de manières pour nous de résister au moment présent.

Le premier mécanisme qu’il présente, et sur lequel je veux m’arrêter aujourd’hui, est le fait d’éprouver de l’aversion, du ressentiment ou de la réticence.

Ces sentiments peuvent être dirigés :

  • vers une activité, que je perçois par exemple comme ennuyeuse (“votre travail“, “une activité à laquelle vous avez accepté de vous livrer, mais qu’une part de vous n’aime pas et que vous repoussez“);
  • vers une personne, que je trouve par exemple “malhonnête, irritante ou inconsciente” ou qui me paraît profiter de moi.

Ces sentiments manifestent une résistance au présent; ils entraînent un conflit entre la réalité extérieure et ma réalité intérieure. Ce conflit dégage à son tour une énergie négative contagieuse, qui ne se cantonne pas à ma réalité intérieure, mais qui atteint également:

  • mes actions: “tout ce qui est fait avec une énergie négative se pare à son tour de cette négativité
  • mon entourage
  • la psyché humaine collective, dont vous êtes indissociable
Stratégie 1 aversion réticence se plaindre Le problème

Pour reprendre le contrôle sur ma vie intérieure, “dont vous êtes le seul et unique responsable“, Tolle propose un cheminement en deux étapes.

La première étape consiste à observer et accepter mon ressentiment, mon aversion, ma réticence envers la situation extérieure. Etre attentif aussi bien aux pensées que mon mental crée à propos de la situation, qu’aux émotions que mon corps génère en réaction à ces pensées. Bien ressentir ces émotions et leur énergie. Accepter leur présence me permet déjà de n’être “plus obligé de les extérioriser aveuglément“.

Mais ces émotions sont plutôt désagréables, et leur énergie plutôt négative. A choisir, est-ce que je ne préfèrerais pas encore ne pas les abriter en moi ?

C’est là l’objet de la deuxième étape: ne plus générer de négativité. Elle commence par une double prise de conscience:

  1. Je réalise que cette négativité ne sert à rien; au contraire, elle a pour seul effet d’engendrer une souffrance inutile.
  2. Je réalise que j’ai le choix de créer ou non cette négativité et que je n’en veux plus.

Ce choix suppose cependant de savoir “accéder au pouvoir de l’instant présent“. En effet, si j’éprouve du ressentiment, c’est qu’il a été généré par une forme de résistance à une situation du présent. Pour tuer dans l’oeuf ces émotions négatives, pour les empêcher de naître, je dois donc être capable de laisser tomber ma résistance face au présent, et d’accepter pleinement celui-ci. Mon acceptation du présent ne doit pas se limiter à mes émotions négatives (comme dans la première étape) mais elle doit englober toute la réalité du présent, en particulier les situations auxquelles je réagis habituellement en créant ces émotions négatives. C’est uniquement ainsi que celles-ci pourront cesser d’être générées.

Accepter le présent implique-t-il de renoncer à changer la situation extérieure, qui était l’objet de mon ressentiment ?

Pas du tout. Par rapport à cette situation, Tolle propose de choisir entre deux options – et c’est en quelque sorte la troisième étape du processus:

  1. soit je mets un terme à la situation (par exemple en parlant à la personne concernée).
  2. soit je laisse la situation ainsi (et j’accepte pleinement qu’elle soit ainsi !).

On retrouve ainsi les deux options que nous avions vues au jour 21 pour faire face à des situations que nous tendons à qualifier de “problèmes”.

Mais Tolle conseille de ne faire ce choix qu’après avoir laissé tombé toute négativité et accepté le présent comme il était (étape 2). Ainsi, quel que soit mon choix, l’action (ou l’inaction) qui en découlera sera dépourvue de négativité; elle n’engendrera pas de souffrance, chez moi ou chez les autres. Elle sera efficace.

Stratégie 1 aversion réticence se plaindre La solution

Mes observations

J’observe que, lors de discussions, il m’arrive parfois de me montrer irrité par des questions que l’on me pose. J’ai tendance alors à y répondre de façon sèche et un peu agressive.

Je réfléchis à ce mécanisme.

Pour quelle raison est-ce que des questions m’irritent ?Pour quelle raison est-ce que j’y réponds de la sorte ?

  • Est-ce parce que ces questions dénotent une position mentale différente de la mienne sur un sujet et que je me sens dès lors attaqué ? Est-ce que j’espère, par ma réponse, montrer à mon interlocuteur qu’il a tort et défendre la position qui est la mienne ?
  • Est-ce parce que ces questions me laissent voir l’image que mon interlocuteur se fait de moi et que celle-ci ne correspond pas à celle que je veux qu’il ait ? Est-ce que je cherche par ma réponse à lui reprocher d’avoir une fausse image de moi et rectifier celle-ci ?

Quoi qu’il en soit, mon irritation semble liée à une certaines identification à mon mental (ma position, mon image). Du fait de cette identification, je résiste au présent (la question de mon interlocuteur) et éprouve de la négativité (mon irritation). Cette négativité contamine mes actions (le ton de ma réponse)… et vraisemblablement aussi mon interlocuteur. Elle est non seulement inutile, mais aussi nuisible.

Confronté à une question qui me déplaît, j’essaie de procéder désormais comme suit:

  1. J’observe mon irritation (étape 1).
  2. Je laisse tomber toute résistance et négativité, en acceptant pleinement la question qui m’est posée (étape 2).
  3. J’y réponds, et si je pense alors utile et nécessaire de contester la position exprimée ou de rectifier l’image que mon interlocuteur se fait de moi, je le fais, mais sans aucune charge agressive (étape 3).

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