Le défi du présent, jour 27 : “L’attente” – Journal

SPIRITUALITE


Cet article fait partie du journal que je tiens de mon défi du présent: 10 semaines pour lire, intégrer et mettre en pratique dans mon quotidien les enseignements de “Le pouvoir du moment présent” d’Eckhart Tolle.

Retrouvez les autres entrées de cette quatrième semaine du défi ainsi que le journal des autres semaines.

Mon objectif du jour

Je m’arrête aujourd’hui sur l’avant-dernière stratégie du mental pour éviter le présent, présentée par Tolle dans le quatrième chapitre: l’attente.

Tolle distingue entre deux types d’attente, en fonction de la proximité de l’objet de l’attente:

  • l’attente “à petite échelle“, qui porte sur un événement proche, par exemple dans une file d’attente ou dans un bouchon, attendre un train ou un avion, attendre l’arrivée de quelqu’un ou la fin de la journée.
  • l’attente “à grande échelle“, qui porte sur un événement ou un accomplissement plus lointains, comme “les prochaines vacances, un meilleur emploi, le succès, l’argent, le prestige, l’illumination, (…) que les enfants grandissent, qu’une personne vraiment importante arrive dans votre vie“.

L’attente peut avoir des objets multiples et variés. Au final, il s’agit d’un “état d’esprit“. Et comme l’aversion, la plainte, le stress ou la procrastination, cet état d’esprit est caractérisé par un conflit intérieur:

  • d’un côté, “vous ne voulez pas de ce que vous avez“: mon présent, mon ici et maintenant, qui ne me paraît jamais assez bien.
  • de l’autre, “vous désirez ce que vous n’avez pas“: mon avenir projeté, qui me semble toujours meilleur.

On remarque que les deux paramètres de ce conflit correspondent à deux caractéristiques de l’ego, sur lesquelles je m’étais arrêtées lors de la deuxième semaine: la résistance au présent et le sentiment d’incomplétude. L’état d’esprit d’attente semble ainsi être inhérent à l’état d’identification au mental.

Par ailleurs, cet état d’esprit attente est d’autant plus fort qu’il se nourrit lui-même, ses deux paramètre tendant à se renforcer mutuellement:

Un tel état d’esprit est fondamentalement problématique, car le futur ne pourra jamais combler l’insatisfaction créée par la perte du présent. “Peu importe vos réalisations et vos accomplissements, le présent ne sera jamais assez bien. L’avenir semblera toujours meilleur.” Et comment pourrait-il en être autrement ? Comment le futur pourrait-il combler un vide qu’il a lui-même créé?

Cinquième stratégie Attendre Le problème

Les résultats de cet état d’esprit d’attente ?

  • Une attente perpétuelle: “Il n’est pas rare que des gens passent leur vie à attendre pour commencer à vivre.”
  • Un sentiment permanent d’insatisfaction et d’inassouvissement
  • Des actions dénuées de toute joie
  • Une qualité de vie grandement réduite.

Comment mettre fin à l’attente ? Comment résorber le conflit intérieur ?

  1. Comme pour les autres stratégies, la solution commence par l’observation et la prise de conscience: observer les moments où j’adopte un état d’esprit d’attente. Me demander: “quel pourcentage de ma vie est-ce que je passe à attendre ?
  2. Ensuite, prendre conscience qu’il existe une différence fondamentale entre ma vie et mes conditions de vie.
    • Ma vie:
      • C’est mon “Etre intérieur le plus profond.
      • Elle est “déjà entière, complète, parfaite.” Elle ne peut donc être améliorée.
      • Elle “passe avant tout“: “La plénitude de la vie présente, voilà ce qu’est la vraie prospérité“. Elle constitute les fondations de l’édifice.
      • La seule porte d’accès vers ma vie est le présent.
    • Mes conditions de vie:
      • Ce sont “les circonstances et mes expériences“.
      • Elles peuvent être améliorées…
      • … et “il n’y a rien de mal à essayer de le faire“, “à aspirer à certains buts et à vous efforcer de les atteindre. L’erreur, c’est de substituer cette aspiration” à la vie. Car les conditions de vie sont secondaires à la vie. Elles ne sont que la superstructure de l’édifice.
      • L’amélioration des conditions de vie implique le futur.
  3. Si ma vie est ce qui passe avant tout et que ce n’est que par le présent que j’y accède, il me faut donc revenir au présent. Cela passe par:
    • Reconnaître, accepter et honorer pleinement mon présent, qui comprend:
      • ce que j’ai
      • ce que je suis
      • ce que je fais
      • là où je suis.
    • Déguster ce fait d’être“, goûter ma vie.
    • Et m’en contenter.
  4. Je comble ainsi le vide qui était laissé par la perte du présent et de ma vie. L’état d’esprit d’attente, en lien avec l’améliorations de mes conditions de vie, cesse alors de lui-même.
Cinquième stratégie Attendre La solution

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