Le défi du présent, jour 6 : “Plonger dans le présent” – Journal

SPIRITUALITE


Cet article fait partie du journal que je tiens de mon défi du présent: 10 semaines pour lire, intégrer et mettre en pratique dans mon quotidien les enseignements de “Le pouvoir du moment présent” d’Eckhart Tolle.

Retrouvez les autres entrées de ce journal.

Mon objectif du jour

Le premier jour de cette semaine, j’ai cité, en lien avec l’observation des pensées, l’image du fleuve ou de la rivière: je me représente une rivière qui charrie mes pensées, et moi qui suis sur la rive et la regarde couler.

Aujourd’hui, je repense à cette image. Je me demande si elle est bonne.

J’ai en effet constaté plusieurs fois cette semaine que, lorsque je cherchais à observer mes pensées, mes émotions, j’avais la malheureuse tendance à chercher en fait à les éviter, à les tenir à distance, à leur résister. Est-ce que m’imaginer en observateur sur la rive n’encouragerait pas cette tendance ?

Certes, la rivière symbolise mon mental (mes pensées, mes émotions). Oui, je dois la regarder couler et ne pas me laisser emporter par les flots (ne pas m’identifier à mon mental). Mais dois-je nécessairement, pour l’observer, rester sur la rive ? Ne pourrais pas aussi – ou même mieux – l’observer tout en étant moi-même dans l’eau ?

En effet, si je m’imagine dans la rivière plutôt que sur la rive, l’image va peut-être m’autoriser à accepter et ressentir plus facilement mes pensées et mes émotions. A m’en rapprocher. A mieux les observer. Et finalement… à mieux m’en désidentifier !

D’ailleurs, le mental n’est pas problématique en soi, et il n’y a pas de raison de le fuir. C’est seulement mon identification au mental qui est problématique et doit être évitée. Ou comme l’écrit Tolle, “le mental n’est pas dysfonctionnel en lui-même, c’est un outil merveilleux. Le dysfonctionnement s’installe quand vous y cherchez votre moi et que vous le prenez pour vous.” Ne serait-il pas dommage de me priver d’un tel outil merveilleux, par seul peur de ne pas parvenir à l’utiliser correctement ? Oui, ce serait bien dommage. Et même contre-productif puisque la seule manière d’apprendre à l’utiliser correctement – à ne pas m’y identifier – est justement de m’y confronter, de l’observer.

Mon objectif de la journée ? Quitter la sécurité de la rive et m’autoriser plonger tout entier dans le présent, m’immerger dans les sensations, les pensées et les émotions du présent.

Mes observations

Je suis invité à un repas d’anniversaire aujourd’hui. Beaucoup de discussions, de joie, de bonnes choses à manger et à boire. J’essaie donc de me plonger totalement, de m’immerger dans toutes ces sensations.

A la fin de la journée, je constate que je me suis si bien immergé dans toutes ces sensations, que j’ai perdu la conscience de moi-même en tant que témoin qui les observe. Je me suis laissé à m’y identifier. Je me suis laissé emporter par le courant.

C’est sans doute le risque auquel je m’expose en entrant dans la rivière. Plus je suis proche de l’eau, plus le risque est grand qu’elle m’emporte. Plus les sensations sont fortes, plus elles menacent de me faire perdre la conscience de moi-même.

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