Le défi du présent, jour 9 : “Accepter le présent” – Journal

SPIRITUALITE


Cet article fait partie du journal que je tiens de mon défi du présent: 10 semaines pour lire, intégrer et mettre en pratique dans mon quotidien les enseignements de “Le pouvoir du moment présent” d’Eckhart Tolle.

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Mon objectif du jour

Aujourd’hui, je vais m’intéresser à ma résistance face au présent.

Je comprends qu’il y a deux manières dont le mental peut résister au présent. Il peut carrément le fuir, pour gagner le passé ou le futur. C’est ce sur quoi j’ai travaillé hier. Mais il peut aussi résister au présent tout en y restant. De quelle manière se manifeste alors cette résistance ? Sur le plan de la pensée par des formes de jugement, et sur le plan émotionnel par des formes de négativité. Une telle résistance est elle aussi source de souffrance inutile, car “qu’y aurait-il de plus futile, de plus insensé, que de résister à ce qui est déjà ?” C’est ce sur quoi j’aimerais m’arrêter aujourd’hui.

observer ma résistance au présent

Comment laisser tomber cette résistance ? Voici le cheminement proposé par Tolle:

  1. Observer mes schémas de résistance – mes pensées qui étiquettent et jugent le présent, ma négativité face à lui.
  2. Cette observation me permet de me désidentifier de ces schémas et donc d’en sortir.
  3. Je peux alors “laisser le moment présent être“, lui “dire oui“, l’accepter comme si je l’avais choisi, quoi qu’il me réserve. M’en faire un ami.
  4. J’accède ainsi à une paix et une liberté intérieures face aux conditions extérieures.
  5. Ensuite – mais ensuite seulement : “voyez ce qui arrive et passez à l’action si c’est nécessaire ou possible. Acceptez puis agissez.
  6. Vous verrez soudainement [la vie] se mettre à fonctionner pour vous plutôt que contre vous.

Mes observations

Durant ma journée, j’arrive à observer chez moi quelques schémas de résistance. Des moments où je juge de manière négative des personnes ou des situations que je rencontre. Par exemple, quand on vient me déranger avec une demande alors que je suis très occupé. Quand je rencontre un souci informatique. Quand mon bocal de pic-nique se brise à l’intérieur de mon sac. Quand toutes mes tentatives de paiement par carte de crédit échouent. Autant de situations qui me font perdre du temps et menacent de faire naître en moi irritation et contrariété.

J’essaie alors de rester présent. D’observer ma réaction. D’accepter la situation. J’essaie de ne pas investir d’énergie à alimenter en moi une négativité qui serait inutile parce qu’elle changerait rien à la situation, voire ne ferait que la maintenir. Toute mon énergie est ainsi disponible pour choisir l’action que je veux accomplir et pour agir. L’action que je pose ainsi n’est pas portée par la négativité; elle semble beaucoup plus efficace.

Mais comment réagir lorsque, malgré mes efforts, je sens la négativité monter en moi et constate que je ne n’arrive pas à accepter une situation ? Il me semble que j’ai alors le choix entre trois attitudes :

  1. Je peux lutter contre cette négativité pour la faire disparaître.
  2. Je peux accepter cette négativité pour la faire disparaître.
  3. Je peux accepter cette négativité.

De ces trois possibilités, seule la troisième semble être véritablement synonyme d’acceptation du moment présent:

  1. Dans la première possibilité, je vois la négativité comme un intrus. Elle est le signe que j’ai échoué à accepter la situation qui m’arrive, le moment présent, contrairement à ce que j’aimerais. Cette négativité doit disparaître. En un mot, je lui résiste. Mais ma négativité fait maintenant partie de la réalité du moment présent. En résistant à ma négativité, c’est à une partie du moment présent que je résiste. Je continue donc à alimenter la source de ma négativité, maintenant et augmentant celle-ci.
  2. Dans la deuxième possibilité, j’accepte ma négativité mais seulement dans l’intention de la faire ainsi disparaître. En effet, Tolle ne dit-il pas que l’observation et l’acceptation de la résistance me permettent d’en sortir ? Certes, mais si je pratique l’acceptation de ma négativité uniquement comme un moyen de la faire disparaître, l’acceptation n’est finalement qu’apparente ; il s’agit en fait encore d’une forme de résistance à mon état intérieur, et donc au moment présent. Je n’accepte toujours pas ma négativité, puisque je veux qu’elle disparaisse. Je réduis le présent (mon acceptation) à un moyen vers une fin future (la disparition de ma résistance).
  3. Dans la troisième possibilité, j’accepte totalement ma résistance et la négativité par laquelle elle s’exprime, sans arrière-pensée, sans objectif caché. Oui, je sais que cela pourra peut-être avoir pour effet de la faire disparaître. Ou peut-être pas. Mais je ne me préoccupe pas de cela. Je me contente simplement d’accepter sincèrement mon émotion.

Cela peut paraître paradoxal, mais je constate que c’est seulement cette acceptation pure et simple de la résistance qui peut conduire à la disparition de celle-ci. Je repense à une phrase lue dans “La Méditation de pleine conscience pour les nuls” de S. Alidina, H. Filipe et E. Couzon: “Tout ce à quoi l’on résiste persiste. (…) tout ce que l’on accepte se transforme.” Mais je constate aussi que, spontanément, je suis plutôt enclin à réagir à ma négativité avec les possibilités 1 et 2…

Si je parvenais réellement à accepter en permanence la réalité extérieure du présent, il ne devrait plus y avoir de résistance intérieure. Mais aussi longtemps qu’une telle résistance subsiste encore, un peu, par moments, il me reste toujours la possibilité de l’accepter. A défaut d’accepter le présent, accepter ma résistance face à celui-ci.

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